Le Palace de Granby ouvre le rideau sur une saison théâtre entre comédie et grandes questions

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GRANBY — Des classiques québécois, des comédies populaires, du théâtre musical et des créations qui abordent les préoccupations de notre époque : la saison théâtre 2026-2027 du Palace de Granby propose plusieurs façons de retrouver le plaisir de la scène. Pour la présenter, la salle a organisé une Soirée découverte théâtre animée par Marie-Soleil Michon, avec des extraits et des rencontres avec les artistes. Une occasion pour les spectateurs de découvrir les univers des productions avant de choisir leurs prochaines sorties.

Dans une publication faisant le bilan de cette rencontre, le Palace remercie les artistes invités, ses partenaires et les membres de son équipe. L’entreprise Setlakwe a également contribué à l’événement en aménageant le décor sur scène. Des photographies de la soirée ont été partagées sur Facebook, où le public peut retrouver un album consacré à ce lancement.

Le climat au cœur d’un premier rendez-vous

Parmi les rendez-vous les plus rapprochés, L’équation verte sera présentée le samedi 10 octobre 2026, à 20 h. Cette pièce de théâtre documentaire suit Benjamin Déziel, un personnage engagé dans la lutte contre les changements climatiques, qui se promet de monter une production carboneutre. Mais entre les convictions et leur application, le défi devient beaucoup plus imposant que prévu et l’amène à remettre en question sa propre démarche.

Écrit par Pierre-Louis Renaud et mis en scène par Benjamin Déziel, le spectacle aborde ainsi la responsabilité environnementale à travers une quête personnelle. La création s’intéresse aux difficultés que rencontre celui qui souhaite accorder ses gestes avec ses principes. Le Palace affiche un tarif régulier de 35 $ et un tarif étudiant de 20 $ pour cette représentation.

Des comédies populaires pour l’automne

Le samedi 7 novembre, à 20 h, Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? mettra les relations familiales et les différences culturelles au centre de la scène. Alain Bouchard, un père québécois qui se veut tolérant, découvre que l’ouverture est parfois plus facile à défendre qu’à vivre lorsque ses propres habitudes sont bousculées. Une réunion de Noël organisée par sa femme Marie devient le terrain de rencontres et de malentendus, avec notamment Rémy Girard, Chantal Baril, Widemir Normil et Neev dans la distribution.

Le vendredi 13 novembre, à 20 h, ce sera au tour de Broue de retrouver le public granbyen. Benoît Brière, Luc Guérin et Martin Drainville poursuivent l’aventure de cette comédie située dans une taverne, à une époque où l’arrivée des femmes vient troubler les habitudes des clients. Créée en 1979, la pièce conserve ses personnages bien connus et son portrait d’un Québec dont les codes sociaux sont en train de changer.

La programmation comprend aussi On s’lâche pas, le vendredi 20 novembre, à 20 h, au Théâtre l’Aparté, situé au 1021, rue Cowie. Hubert Proulx y propose une histoire familiale qui passe de la comédie au drame. Ce rendez-vous se tiendra donc dans une autre salle que le Palace, un détail à retenir au moment de réserver.

Le dimanche 6 décembre, à 19 h 30, Fleurs d’acier transportera les spectateurs à Iberville, en Montérégie, en 1987. Six femmes se retrouvent chaque semaine dans un salon de coiffure et de manucure, où les conversations font peu à peu apparaître leurs joies et leurs épreuves. Leur amitié et leur solidarité constituent le cœur de cette pièce, qui montre la place que peuvent prendre ces rencontres ordinaires dans une vie.

Un mois de janvier entre humour, contes et chansons

L’année 2027 commencera avec Ladies Night, le vendredi 8 janvier, à 20 h. La comédie repose sur le projet de cinq chômeurs qui décident de présenter un numéro de striptease, et le Palace annonce le retour de la distribution originale. Deux jours plus tard, le dimanche 10 janvier, à 16 h, les familles pourront découvrir Le Livre Magique, un spectacle musical qui réunit des personnages de contes, dont Aladin, Belle, Cendrillon et Ariel.

Le vendredi 15 janvier, à 20 h, L’effet Lisa proposera un théâtre musical construit à partir de l’œuvre de Richard Desjardins. Dans une ville fictive de l’ouest du Québec, un incendie de forêt soulève une question : d’où vient le tison qui a déclenché le feu? Des personnages issus de l’univers du chanteur prennent vie dans cette histoire, où ses paroles deviennent tantôt des chansons, tantôt des répliques.

Le livret, signé Jade Bruneau, intègre également un texte original de Philippe Robert. Le spectacle fait se rencontrer les relations humaines et les inquiétudes environnementales qui traversent l’œuvre de Desjardins. Une rencontre avec les comédiens est annoncée après la représentation, dans le foyer Yves-Gagnon, pour permettre au public de prolonger l’échange.

Autre rendez-vous du mois, La Florida sera présentée le vendredi 29 janvier, à 20 h. Adaptée du film de 1993, la comédie suit la famille Lespérance dans son rêve d’une nouvelle vie à Hollywood Beach, où les difficultés du Motel Ginette viennent rapidement compliquer les choses. Mise en scène par Charles Dauphinais, la production réunit notamment Louis Champagne, Tammy Verge et Didier Lucien, et sera elle aussi suivie d’une rencontre avec les comédiens.

Michel Tremblay à deux moments de la saison

Le lundi 1er février, à 19 h 30, le Théâtre du Nouveau Monde présentera Confessions d’un enfant du siècle dernier, de Michel Tremblay. Le texte suit un adolescent qui découvre ses désirs et ses aspirations, tout en affrontant le jugement des autres. Cinq interprètes donnent voix à cette quête de soi dans une mise en scène de René Richard Cyr, avec une trame sonore signée Ariane Moffatt.

L’œuvre de Tremblay reviendra le vendredi 2 avril, à 20 h, avec À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, une production du Théâtre du Rideau Vert. Dix ans après un drame familial, les sœurs Manon et Carmen entretiennent des rapports très différents avec leur passé. Mise en scène par Henri Chassé, la pièce réunit Madeleine Péloquin, Michel Charette, Catherine Paquin-Béchard et Rose-Anne Déry autour des blessures familiales, de la religion et des aspirations étouffées.

Entre ces deux rendez-vous, Ménopause sera à l’affiche le jeudi 4 février, à 19 h 30, dans une représentation supplémentaire. Guylaine Tanguay, Claudine Mercier, Geneviève Charest et Catherine Sénart portent cette parodie musicale, dont l’adaptation francophone est signée Danièle Lorain. Les changements vécus par quatre femmes deviennent le point de départ d’un spectacle qui aborde le sujet avec humour et des chansons populaires revisitées.

Le dimanche 7 février, à 16 h, Michel Rivard présentera pour sa part Après on va où?. Accompagné de trois musiciens, il mêle récit, poésie et chanson autour d’un homme qui réfléchit au vieillissement, à sa vie et à ce qui viendra ensuite. La proposition fait ainsi une place à des questions plus intimes dans cette portion de la saison.

Bashir Lazhar, le deuil et le parcours d’un prodige

Le mercredi 17 mars, à 19 h 30, Bashir Lazhar, d’Évelyne de la Chenelière, sera présenté dans une production du Théâtre du Nouveau Monde. Mani Soleymanlou incarne cet enseignant qui arrive dans une classe éprouvée par la mort de sa professeure, tout en portant ses propres pertes. Sous la direction de Marie Brassard, la pièce croise les questions d’éducation, d’immigration et de transmission, dans une histoire également connue au cinéma sous le titre Monsieur Lazhar.

Le jeudi 22 avril, à 19 h 30, Club Sandwich Mayonnaise abordera un autre sujet délicat : l’aide médicale à mourir. Manuelle Légaré prend comme point de départ la mort de son père, l’humoriste Pierre Légaré, pour ouvrir une réflexion sur cette décision et sur les questions qu’elle laisse aux proches. Produite par Porte Parole, la pièce conjugue récit personnel, archives et démarche documentaire, avec une place pour l’humour au milieu du deuil.

Le lendemain, le vendredi 23 avril, à 20 h, Glenn Gould — Naissance d’un prodige s’intéressera à l’homme derrière le pianiste. Le texte d’Ivan Calbérac explore ses relations avec ses proches, ses ambitions et les pressions liées à la célébrité. Frédéric Bélanger dirige cette production, avec Maxime de Cotret dans le rôle de Gould et Danielle Proulx dans celui de sa mère, Flora.

Des rencontres pour prolonger les spectacles

Les échanges annoncés après L’effet Lisa et La Florida prolongent l’approche de la Soirée découverte : permettre au public de rencontrer les artistes et de mieux comprendre leur travail. La saison offre aussi plusieurs tarifs réduits, qui varient selon les productions. Pour les deux spectacles du Théâtre du Nouveau Monde, Confessions d’un enfant du siècle dernier et Bashir Lazhar, le Palace annonce un forfait à 120 $, ainsi qu’un tarif étudiant de 25 $ par représentation.

La majorité de ces rendez-vous se dérouleront au Palace, au 135, rue Principale, à Granby. Les billets et les renseignements propres à chaque spectacle sont disponibles auprès de la salle, notamment au 450 375-2262, poste 1. Avec cette programmation, les spectateurs pourront passer d’une comédie familière à une création documentaire, ou retrouver des auteurs québécois dans de nouvelles productions.

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