La démolition de l’hôtel Yamaska ravive les souvenirs à Cowansville

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COWANSVILLE — La démolition de l’hôtel Yamaska, situé au 150, rue Pine, marque la disparition d’un établissement qui a fait partie de la vie sociale de Cowansville pendant plusieurs décennies. Autrefois reconnu pour ses soirées dansantes, ses spectacles et son restaurant, l’endroit laisse de nombreux souvenirs à plusieurs générations de citoyens. Sur les réseaux sociaux, l’annonce de sa démolition a provoqué une vague de nostalgie, mais aussi des réactions partagées concernant l’avenir du terrain.

Un lieu chargé d’histoire

L’hôtel Yamaska faisait partie du paysage de Cowansville depuis plusieurs décennies. Dès la fin des années 1960, l’établissement accueillait notamment des spectacles musicaux. Selon les archives du guitariste Johnny Gravel, qui deviendra plus tard membre du groupe Offenbach, sa formation Les Caïds s’y est produite à plusieurs reprises en 1968 et au début de 1969.

Au fil des années, le Yamaska est devenu un endroit prisé pour ses soirées dansantes, ses spectacles et ses repas entre amis. Plusieurs citoyens se souviennent particulièrement des jeudis et vendredis soir, de la musique, des danses en ligne et des fameux spaghettis servis au restaurant. L’établissement accueillait également des rencontres communautaires, notamment celles du Club Lions de Cowansville au début des années 2000.

Des souvenirs qui remontent à plusieurs générations

Sur le groupe Facebook Cowansville.Com, une publication de Paul Thivierge annonçant la démolition a suscité de nombreux commentaires. Plusieurs anciens clients ont raconté leurs souvenirs de jeunesse, certains remontant aux années 1960, 1980 et 1990.

« Mon adolescence où j’allais danser ! », écrit Marie Bertrand. Benoit Deziel raconte avoir célébré son 18e anniversaire à l’hôtel Yamaska en 1987, tandis que Carole-Anne Francis se souvient qu’il s’agissait de son premier emploi.

Micheline Lauzon évoque pour sa part les soirées animées par Sylvain Coulombe, les danses entre amis et les repas spaghetti. Pierre Alarie se rappelle une époque où il pouvait passer toute une soirée à danser et à manger avec seulement 10 $ en poche. Plusieurs membres de la communauté anglophone ont également partagé leurs souvenirs des soirées passées au Yamaska.

Une démolition autorisée en 2025

La disparition de l’établissement était prévue depuis plusieurs mois. Selon les documents de la Ville de Cowansville, une demande de démolition visant les bâtiments du 150, rue Pine, avait été déposée en 2025 par Les Immeubles G. Dion inc. Le comité municipal de démolition avait autorisé le projet le 8 avril 2025.

Le ministère de la Culture et des Communications avait également été informé du dossier. En juin 2025, il avait indiqué ne pas avoir l’intention d’intervenir, jugeant que l’intérêt patrimonial de l’immeuble ne justifiait pas une intervention de sa part.

Des réactions partagées sur l’avenir du terrain

Si plusieurs citoyens regrettent la disparition du Yamaska, d’autres estiment que le bâtiment était devenu trop détérioré pour être conservé. Mario Sirois considère notamment que sa démolition était nécessaire, tandis que Dominic Haman souligne qu’il vaut mieux réutiliser un terrain déjà construit plutôt que de développer de nouveaux secteurs boisés.

D’autres internautes craignent toutefois que l’ancien hôtel soit remplacé par un nouvel immeuble à logements. Jessica Milbauer affirme ne pas être opposée aux logements multiples, mais souhaite davantage de diversité architecturale dans les nouvelles constructions. La nature exacte du futur projet sur le terrain reste à confirmer.

La fin d’une époque

Pour plusieurs résidents, la disparition de l’hôtel Yamaska représente bien plus que la démolition d’un vieux bâtiment. Elle rappelle une époque où l’établissement constituait un lieu de rassemblement important pour les gens de Cowansville, qu’il s’agisse de danser, d’écouter de la musique ou simplement de passer une soirée entre amis.

« Un pan de l’histoire de Cowansville vient de partir », résume Élise Ouellette dans les commentaires. Même si l’établissement disparaît du paysage, il continuera de vivre dans les souvenirs de ceux qui l’ont fréquenté.

Sources :

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