PSPP au Cambodge pour défendre les priorités du Québec

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QUÉBEC — Paul St-Pierre Plamondon se rendra à Phnom Penh, au Cambodge, du 12 au 17 novembre pour participer au 20e Sommet de la Francophonie. Le premier ministre y sera accompagné du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Dieudonné Ella Oyono. Québec entend profiter de ce rendez-vous pour rallier les États et gouvernements membres autour de ses priorités, dont la promotion de la langue française.

Le Sommet lui-même se déroulera les 15 et 16 novembre, tandis que la Conférence ministérielle de la Francophonie est prévue le 14 novembre. Les dirigeants se réuniront sous le thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ». Le Cambodge accueillera cette rencontre pour la première fois de son histoire.

Une place particulière pour le Québec

Pour le Québec, la Francophonie constitue un lieu privilégié pour faire entendre sa voix à l’étranger. Membre depuis 1971, il dispose du statut de membre de plein droit au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il peut ainsi participer directement aux décisions de l’organisation, qui touchent notamment la langue française, la culture, la démocratie et le développement économique.

Ce statut permet au gouvernement québécois d’être représenté de façon autonome dans les instances de l’OIF. Le Québec prend part au Sommet des chefs d’État et de gouvernement, mais aussi aux travaux ministériels et aux différentes commissions de l’organisation. Selon le ministère des Relations internationales, il compte également parmi ses principaux bailleurs de fonds et ses membres les plus actifs.

La défense du français parmi les priorités

Dans son annonce du 30 octobre, le cabinet du premier ministre indique vouloir obtenir des actions concrètes et immédiates en faveur des priorités québécoises. La promotion du français est la seule de ces priorités explicitement nommée dans le communiqué. Celui-ci ne précise toutefois pas encore les propositions que la délégation compte soumettre à ses partenaires.

Les échanges se dérouleront dans une organisation qui rassemble 90 États et gouvernements, en comptant les membres de plein droit, les membres associés et les observateurs. Au-delà des questions linguistiques, le Sommet sert à définir les grandes orientations de la Francophonie et à adopter des résolutions. Des activités consacrées aux cultures et aux savoir-faire francophones sont aussi prévues en marge des rencontres politiques, au Village de la Francophonie.

Un choix à faire pour la direction de l’OIF

La désignation de la personne qui dirigera l’organisation pour le mandat 2027-2030 sera l’une des décisions attendues au Cambodge. L’actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, figure parmi les quatre candidatures présentées dans le cadre du processus annoncé par l’OIF. Les chefs d’État et de gouvernement devront donc choisir entre sa reconduction et l’arrivée d’une nouvelle direction.

Cette élection relève directement du Sommet, qui constitue la plus haute instance de la Francophonie et se réunit normalement tous les deux ans. Elle contribuera à fixer le cap de l’organisation pour les quatre prochaines années. Le communiqué québécois n’annonce aucun appui à une candidature en particulier.

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