GRANBY — Une tonne de pommes triées et 238 kg remis à SOS Dépannage – Moisson Granby pour être redistribués dans la communauté. C’est le bilan d’une activité de glanage présenté par Antigaspillage Haute-Yamaska, qui a mobilisé des bénévoles dans un verger sous le soleil d’automne. Une opération qui permet de comprendre comment des surplus de récolte peuvent contribuer à l’aide alimentaire, mais aussi tout le travail nécessaire pour les récupérer.
Dans sa publication, le comité explique que le verger avait besoin que l’ensemble des pommes soit ramassé. Les bénévoles ont donc procédé au tri, avant de répartir les fruits selon leur état et leur destination. En plus du don à SOS Dépannage, les participants sont repartis avec une part des pommes, tandis qu’une autre partie a été mise au compost directement au verger.
Le glanage, c’est quoi au juste?
Le mot est ancien, mais le principe reste simple : récupérer des fruits ou des légumes laissés après la récolte principale, ou disponibles en surplus, pour éviter qu’ils soient perdus. Le glanage peut se pratiquer dans un champ, un verger ou un jardin, avec l’accord du producteur ou du propriétaire. Dans les initiatives organisées, des bénévoles se rendent sur place pour récolter les aliments, qui peuvent ensuite être partagés avec les participants et des organismes communautaires.
Les raisons pour lesquelles ces denrées restent disponibles sont diverses. Il peut s’agir d’une production plus abondante que les débouchés commerciaux, ou encore de fruits et légumes dont l’apparence ne correspond pas aux standards de vente habituels. Un aliment déclassé pour sa forme ou son calibre peut pourtant être tout à fait consommable, ce qui donne un intérêt à sa récupération.
Cette pratique fait déjà partie des activités présentées par SOS Dépannage – Moisson Granby. L’organisme décrit son glanage aux champs comme une récupération des surplus directement chez ses maraîchers partenaires. Les denrées ainsi recueillies sont partagées entre l’organisme, les bénévoles et les producteurs participants.
Ramasser ne suffit pas : il faut aussi trier
L’activité rapportée par Antigaspillage Haute-Yamaska montre que la récupération demande davantage que des bras pour remplir des caisses. Il faut également examiner les fruits et déterminer lesquels pourront être donnés. Le comité présente ce tri comme une étape essentielle pour assurer la qualité du don et trouver une destination aux matières ramassées.
La tonne annoncée correspond donc à la quantité de pommes triées pendant l’opération. À l’intérieur de ce volume, 238 kg ont été confiés à SOS Dépannage pour la redistribution, auxquels s’ajoutent les pommes emportées par les bénévoles. La publication ne précise pas le poids de cette dernière part ni celui des fruits dirigés vers le compost.
Pour le comité, le travail conserve son utilité même lorsqu’une partie de ce qui est ramassé doit être compostée. L’intervention répondait aussi au besoin du verger de faire ramasser l’ensemble des pommes concernées. Les bénévoles ont ainsi contribué à récupérer des aliments pour la communauté tout en effectuant le tri nécessaire sur place.
Des partenaires recherchés pour transformer les récoltes
Au-delà de cette sortie, Antigaspillage Haute-Yamaska souhaite développer des collaborations avec des entreprises capables de transformer rapidement des aliments lors de ses activités de glanage. Le comité invite les entreprises intéressées, ainsi que les personnes qui en connaissent, à communiquer avec lui. L’appel est lancé directement sur sa page Facebook.
Une telle collaboration pourrait, par exemple, permettre de transformer des pommes encore propres à la consommation en compote ou en d’autres préparations. Cette possibilité dépend toutefois des aliments récupérés et des capacités des partenaires disponibles. L’enjeu consiste à pouvoir intervenir pendant que les denrées peuvent encore être utilisées.
Faire profiter la communauté des surplus
Le glanage rapproche ainsi deux besoins : celui des producteurs qui disposent de surplus et celui des organismes qui cherchent des denrées à distribuer. Les bénévoles rendent cette rencontre possible en donnant du temps à la récolte et au tri. Dans le cas de cette activité, leur participation s’est traduite par un don de 238 kg de pommes à l’aide alimentaire locale.
RECYC-QUÉBEC rappelle par ailleurs qu’il est préférable de consommer les aliments encore comestibles plutôt que de les composter ou de les jeter. Leur production a déjà nécessité des ressources et entraîné des impacts environnementaux. La récupération et, lorsque c’est possible, la transformation permettent donc de faire profiter la population d’une nourriture déjà produite.
Sources :
- Antigaspillage Haute-Yamaska — Publication sur l’activité de glanage et le don de pommes.
- Les Butineurs — Définition et fonctionnement du glanage.
- Alternative Aliment-Terre — Récupération des surplus et des produits déclassés.
- SOS Dépannage – Moisson Granby — Glanage aux champs et projets nourriciers.
- RECYC-QUÉBEC — Réduction du gaspillage alimentaire.

